Atelier éduc’pop 71 « quelle société veut-on? » Partie II, Les médias (3)

Samedi 28 2018 / 873 mars à 15h.


Sur la Place de la République, Debout éducation Populaire a fait son dernier atelier hebdomadaire « quelle société veut-on? » session 71 sur les médias (2)!

Nous avons lancé le premier atelier éduc’pop à Debout éducation populaire au mois d’aout 2016. Cet atelier qui a lieu à raison de 2 heures hebdomadaires vise à répondre de façon précise et développée à la question suivante : quelle société veut-on?
Avec chaque audio, nous vous proposerons un rassemblement écrit des propositions par catégories, que nous reprendrons avant chaque séance, et que vous pouvez commenter directement sur le site!

Plus nous serons nombreux/ses à participer, plus nos propositions et réflexions seront riches, et mieux nous saurons quelle société l’on souhaite construire, avant de savoir par quels moyens…

Et justement, c’est cette seconde partie « comment y arriver? » que nous avons commencée en juillet 2017 à partir des propositions récoltées lors de la première partie!

Voici donc la fin de ce long cycle de plus de 70 ateliers avec vous…



CR Atelier éduc’pop 71 (28/07/18) : Les médias (3)

 

Favoriser les visions multiples

  • On devrait pouvoir gérer les médias en aillant une éthique derrière, sans tomber dans une pensée hégémonique, le conflit est nécessaire. Doit-on vraiment interdire certains propos, au risque que des choses pires soient dites sans que ce soit clair, et s’installent dans les esprits sans que ça choque ? La charte porterait sur la forme plus que sur le fond, sur les moyens alloués qui permettent une expression équivalente pour chacun.e. Est-ce que d’être face à toutes sortes de sources non filtrées ni hiérarchisées rend vraiment plus libre ou cela ne nous fera-t-il pas passer un temps fou à se perdre dans des banalités ? Il y a tout un travail d’éducation à faire pour apprendre à hiérarchiser et trier les info. Cette charte permettrait de vérifier que les infos sont bien sourcées et non liées à des questions financières privées. On ne peut décider pour les autres ce que serait une info utile.
  • La neutralité ne peut pas exister dans les médias, chaque fait est interprété ne serait-ce par un style d’écriture ou la façon dont l’image est prise et présentée, ensuite le lecteur ajoute sa propre interprétation. Est-ce qu’un monde idéal doit être objectif ? Nous ne sommes pas des machines, et la sensibilité indispensable est toujours subjective. On passe son temps à sélectionner des info : que les info qui sont nocives soient contrées par des contre-info et la décrédibilisation de son auteur, en aidant l’information pertinente à circuler. Dès qu’il y a une instance de régulation qui se pose, ça donne une légitimité à certain.e.s au nom de laquelle on peut faire n’importe quoi, c’est une puissance idéologique à éviter.
  • Ça pourrait être directement les personnes concernées qui écrivent les articles, à partir de quoi il y aurait des débats, mais pas nécessairement des interprétants. Le journalisme est aussi indispensable pour révéler certaines choses bien masquées, il faut savoir faire un travail d’enquête pour le mettre à jour. Si les citoyens étaient propriétaires des médias, est-ce qu’il y aurait de la fausse information ? Cela suppose une honnêteté innée… quand il n’y a plus de questions financière, il reste le pouvoir du savoir et la force idéologique. On n’est loin d’être sortis du pouvoir d’influence, associé aux statuts notamment, c’est un travail à long terme de construire une légitimité plurielle, que n’importe qui puisse transmette de l’info (si c’est néfaste, le média finira par être décrédibilisé), et que les journalistes aient pour fonction de pousser les enquêtes.
  • Le problème de la censure est toujours qui décide, et de donner une pensée unique, sans conflits. Les conflits actuellement ne posent pas des conflits sur le fond des rapports de forces entre personnes de pouvoir : ce n’est pas l’info en elle-même qui compte, c’est ce que les gens en font. La diffusion de l’info devrait d’abord toucher les questions locales, les questions plus générales devraient faire espace de débat public. Tout le monde peut donner du sens à une information depuis sa perception personnelle, se déplacer de cela suppose d’écouter, plusieurs sources, et de savoir soi aussi raconter. L’intérêt risque toujours de se porter vers ceux qui détiennent les moyens de communication, d’où ils ne doivent pas être monopolisés, la propriété publique doit supposer l’accès de tou.te.s. Laisser les personnes faire le tri suppose une grande confiance dans l’opinion critique, cela nécessite une formation et des communications constantes. Plus il y a de contrôle, plus c’est facile à manipuler.
  • L’histoire devrait d’abord être racontée par ceux/celles qui l’ont vécue, avec des personnes qui articulent leur récit, un seul point de vue peut faire croire n’importe quoi. C’est le travail d’enquête : l’anonymat est intéressant car il permet de ne pas se faire de pub, de nom par une info sortie le plus vite, l’anonymat conduit aussi au risque de ne pas être responsable de ses propos. La meilleure façon de rendre les médias accessibles aux citoyens passe par l’éducation.

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