Atelier éduc’pop « quelle société veut-on? » session 9 :gestion des richesses et des biens communs

Vendredi 7 octobre 2016 / 221 mars de 18h à 20h


(petit problème d’enregistrement, nous n’avons donc pas d’audio pour cet atelier mais seulement le compte rendu écrit). Nous reprenons vendredi prochain sur le même thème!

Relecture des points principaux énoncés aux premiers ateliers

  • Partage des richesses au service du peuple : argent, énergie, nourriture, eau
  • Socialiser ou étatiser le monde bancaire : rendre aux citoyens le pouvoir de création monétaire, supprimer les taxes commerciales et les impôts grâce à la banque nationale
  • Interdire les paradis fiscaux, empêcher la financiarisation des biens communs (rendre les services publics non privatisables par nature), fiscalité écologique
  • Remise en question des mythes de l’économie néoclassique : vers une économie post-capitaliste à inventer, rejet du principe de croissance vers un principe de mieux vivre ensemble
  • Une société sans salaire ? Une société sans argent ?

Partage des richesses au service du peuple : énergie, nourriture, eau

  • Qu’est ce qu’une richesse ? Choix des richesses :on exploite des choses que l’on ne devrait pas exploiter (énergies fossiles, mais aussi végétaux, animaux…), il y a des ressources dont on peut se passer par rapport à nos besoins, et d’autres par rapport auxquelles on peut se limiter au regard de leur impact sur l’environnement et notre santé. Partager les communs au-delà des richesses premières : argent, logement, culture, éducation, santé, transport. La rue, les magasins, les produits échangés sont des biens communs, les mots eux-mêmes, les connaissances échangées. Du coup, qu’est ce qui n’est pas un bien commun et doit rester du côté de la propriété ? Les corps ? Corps humains ou tous corps vivants (animaux, végétaux…) : à partir du moment où on est en rapport avec un autre corps que le sien, on ne peut en être propriétaire.
  • Il existe aux E.U. un système qui donne les moyens aux personnes d’avoir accès aux ressources premières, de même Auguste Legrand a fondé le collectif Toi en France, en faire un Nous. Le capitalisme devait permettre à sa base une répartition des richesses, le problème est d’y avoir ajouté le profit et de ne plus penser la redistribution. Problème de la redistribution qui comprend un contrôle des richesses par un petit nombre avant sa distribution : dans notre société idéale, pas besoin de redistribution, les richesses sont partagées au niveau de l’accès aux ressources primaires et de l’accès aux moyens de production, comment ?
  • Payer ses impôts, les transports et les services pour faire fonctionner les communs mais pas de bénéfices pour des actionnaires. Les impôts ne fonctionnent pas parce que ça reste géré par un petit nombre qui peut frauder.
  • Dans le bâtiment, on respecte le matériel sur lequel on va travailler. On peut construire soi-même ses quartiers d’habitation. Avec les machines, le travail est moins physique qu’avant, pourtant les arrêts de travail explosent en France. Effet de l’alimentation qui donne une santé plus fragile, moins de condition physique et d’exercices, pression psychologique. On perd de la formation dans le sens de transmission des expertises professionnelles de plus en plus gérées par des systèmes complexes et mécaniques qui font que l’on n’a plus la main sur les moyens de production : stopper la logique de productivité quantitative pas forcément utile. Pour éviter la perte de connaissances au niveau de l’entreprise, tout faire pour pérenniser l’investissement et la rémunération correcte des salariés.
  • Ne pas confondre le fonctionnement des grandes entreprises type CAC 40 et les PME, le salarié n’y a pas la même place et fait entièrement partie du fonctionnement général. Mais le système patronal, même bienveillant, repose sur un rapport patriarcal : sortir du système patron/salarié ?
  • Le système de l’actionnariat peut être repris par les salariés comme gestion de moyens de production en commun. Que chaque salarié soit propriétaire d’une partie de son entreprise en plus de sa force de travail. Il n’y a pas que l’entreprise/salarié, mais aussi les clients qui font la richesse avec la relation humaine (cf le confort dans l’atelier session 7 bien vivre avec les autres). De plus en plus, ce n’est plus le PDG qui dirige les entreprises mais les salariés qui ont une expertise en fonction de leur compétence acquise sur le terrain
  • Ivan Illich, Le Genre vernaculaire, Paris, Seuil, 1983 : biens communs qui étaient divisés en partie et répartis au tirage au sort chaque année, chacun faisait ses propres outils et travaillait sur ce qui lui était attribué : tout ce qui existe contribue au commun.
  • Distinguer le marché primaire (les entreprises qui s’ouvrent et ont besoin de financement) sur lequel il ne devrait pas y avoir de taxes, et le marché secondaire (titres déjà émis sur lesquels on ne fait que spéculer). Création de travail pour faire vivre un projet et pas pour gagner de l’argent. Deux options de création de travail dans la société idéale : soit un besoin commun auquel il faut répondre, soit la proposition de créer une nouvelle chose à partir d’une idée. Dans les deux cas, on créé des groupes de travail théorique et pratique avec les volontaires qui veulent travailler dessus, sans rapport hiérarchique les uns envers les autres. L’investissement sert à financer des projets, ceux là doivent viser un but commun : ce qui est important c’est le choix des projets, tout comme les orientations scientifiques, tout projet global et local doit être décidé démocratiquement. Le travail des syndicats ne serait plus nécessaire. Trouver un autre terme que « travail », dans son étymologie « tripalium », c’est un instrument de torture : quel mot ? Construire/produire… En inventer un pour définir cette activité par groupe.
  • En Afrique, les gouvernements sont asservis à la finance internationale, avant il existait une gestion communautaire des richesses et une liberté des idées, une solidarité sans exclusion, pas de pauvreté. Penser la gestion des ressources au niveau internationale pour ne pas empiéter les uns sur les autres. Pour vivre comme on vit, il faudrait 6 planètes, on vit à crédit, il faudrait faire comprendre aux personnes qu’on ne veut plus de la croissance, bloquer la bourse. C’est la limite écologique qui va pousser les gens à réagir parce que cela remet en cause la survie de l’espèce et de sa propre progéniture à moyen terme.
  • Quand on parle de communs, on oublie la notion de territoires : inégalité des territoires. On commencerait par donner un capital de départ et laisser les personnes gérer ce qui leur est donné à long terme, peut-être par tirage au sort, favoriser les échanges entre les territoires, pas de communautés fermées. Danger du mot communauté qui se base sur des différences isolées et une inclusion/exclusion (cf atelier 8 définition de l’identité dans notre société idéale). Délimiter des lieux et penser sans le système de dons/contre dons. Savoir qui sait faire quoi pour développer des espaces de collaboration et de transmission des pratiques/connaissances locaux et ouverts avec des formations réciproques.
  • Les Cigales : des personnes d’un quartier donnent de l’argent à celui qui veut créer quelque chose dans ce quartier, co-gestion par territoires. Pour la santé, il faut aussi penser à une répartition équitable au niveau des territoires. Partage des savoirs au niveau de la santé et entraide pour l’accès aux soins et aux médicaments.
  • Faire disparaitre le concept d’intérêt, de profit et de brevets qui sont sous le joug de la propriété, que tout reste publique et accessible à tout.e.s, partageable. Revoir aussi la notion de prestige et de luxe qui favorise la consommation inutile de ressources, au nom d’une chose à montrer. Aller du côté de l’esthétique (goût particuliers et à échangés de façon horizontale plus que le système vertical de la mode) et de l’éthique par rapport aux besoins, penser gestion plurielle et pas individuelle des ressources.
  • Que ferait-on des institutions telles que la Sécurité Sociale ? En Finlande, les personnes ont construit dans leur CA leur propre sécurité sociale et médecine du travail.
  • On a perdu le contrôle de l’énergie comme bien commun et des ressources primaires avec la pollution des territoires. Plutôt que de moins polluer, on repollue pour limiter les effets de la pollution : laisser la nature se recycler elle-même en étant le plus discret possible. Le biomimétisme en développement pour reproduire la façon dont la nature fonctionne, notamment en produisant le moins de déchet possible. Le risque est encore de vouloir la transformer à notre compte, à moins que ça ne se limite aux communautés humaines (gestion du corps humain et du corps économique et social) et pas à notre rapport à l’environnement.

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