Atelier éduc’pop « quelle société veut-on? » 39 : « bien vivre avec les autres » (3)

Dimanche 30 juillet 2017 // 517 mars à 15h.


Sur la place Edmond Michelet (75004), la 39ème session de notre atelier educ’pop a eu lieu. Nous avons commencé la seconde partie : à partir des propositions concrètes récoltées, nous posons la question de comment y parvenir à partir d’aujourd’hui.
Cette fois, nous avons parlé des enfants et de l’éducation.

Nous avons lancé le premier atelier éduc’pop à Debout éducation populaire au mois d’aout. Cet atelier qui a lieu à raison de 2 heures hebdomadaires vise à répondre de façon précise et développée à la question suivante : quelle société veut-on?
Avec chaque audio (en fin de page), nous vous proposerons un rassemblement écrit des propositions par catégories, que nous reprendrons avant chaque séance, et que vous pouvez commenter directement sur le site!

Plus nous serons nombreux/ses à participer, plus nos propositions et réflexions seront riches, et mieux nous saurons quelle société l’on souhaite construire, avant de savoir par quels moyens…

Et justement, c’est cette seconde partie « comment y arriver? » que nous avons commencé il y a 2 mois à partir des propositions récoltées lors de la première partie!

La 4ème séance de l’atelier est prévue dimanche 3 septembre de 15h à 17h sur place de la République. Nous continuerons sur le thème « bien vivre avec les autres ».


Cr Atelier Educ’pop – partie 2 : 40 « Bien vivre ensemble » – 3

Vous pouvez écouter un enregistrement audio de l’intégralité de l’atelier en bas de page et nous proposer vos idées en remplissant un petit formulaire de contact


Circuits courts, production locale

  • On cherche d’abord la rentabilité avec des moyens mécaniques et de grandes surfaces, des OGM… Aller vers partager, dépolluer, assainir les terres. Actuellement des expérimentations vont dans ce sens avec des ventes locales directes ou en bas de chez soi. A-t-on les moyens pour bloquer les grands industriels, est-ce une étape nécessaire ? C’est aussi une autre relation au temps, végétaliser demande un investissement et de penser à moyen ou long terme. S’approprier la production nécessite du temps et une gestion de l’espace en commun.
  • Baisser le prix des terres (arrêter l’achat des terres avec spéculation par des investisseurs étrangers) en favorisant les acheteurs locaux et les ventes de terrains limités. Actuellement il faut avoir un accord de la Mairie pour acheter des terres et payer pour végétaliser si c’est au-dessus d’un hectare en ville : il faudrait importer les modalités rurales au milieu urbain, que chacun ait accès à un jardin partagé (pas sous forme de propriété mais de participation, l’idée n’est pas tellement de produire mais de cultiver un savoir-faire et un écosystème via un travail en commun, en contact avec le vivant), qu’un système de dons et échanges permette une diversité entre production et consommation de façon locale. Historiquement la vile s’est faite contre la campagne : espace de consommation // espace de production. Depuis la révolution industrielle on a renforcé la spécialisation et la division du travail, comment organiser une solidarité organique dans un espace géré par une solidarité mécanique ? Le numérique coupe d’autant plusle lien entre production et consommation.
  • Faire des fermes plutôt que des zoo, aussi dans les villes (les parcs). Bcp de territoires sont abandonnés (couronne des villes, anciennes usines…), il faut tout de même être organisé pour cultiver un espace et trouver un fonctionnement équilibré pour qu’il soit géré en commun et ne rentre pas dans le système de profit. Commencer par une agriculture éducative à l’école : ça existe déjà pour les personnes en ITEP de façon ludique. Toutes les écoles pourraient être quasi autonomes au niveau alimentaires, ce qui sortirait une partie de la population de la propriété industrielle ou étatique : les enfants cultivent un espace qui leur appartient comme il appartiendra à ceux qui les suivront, donc un espace qui s’appartient à lui même et nourrit ceux/celles qui y passent.
  • Les AMAP sont peu présentes dans les quartiers populaires, elles s’adressent plutôt aux classes moyennes qui ont plus de temps pour s’impliquer (participer à la production) : ce n’est pas vraiment une question de prix car il y a souvent des restes gratuits. Plus les surfaces sont grandes, moins ça demande du temps (ex : « la Ruche qui dit oui ») et plus ça demande une coopération. Une des luttes à mener est de dégager du temps pour tout le monde, de façon à ce que les personnes puissent s’impliquer et participer à leur consommation.

Généraliser les espaces communs en ville :

  • lieux dans lesquels on fait de l’agriculture/musique/sport/art/cuisine/lectures…. Des personnes peuvent venir pour une activité et découvrir les autres, ça créé des espaces auto-gérés qui se multiplient et deviennent des lieux de vie et d’échange. On peut d’abord faire cela en accord avec les institutions locales (mairie) car en France la brigade anti-squatt ne permet pas d’investir des lieux à long terme autrement que pour en faire des résidences d’artistes pluridisciplinaires en accord avec les autorités.
  • A Barcelone, ce sont des lieux auto-gérés indépendants avec des assemblées populaires toutes les semaines et un secrétariat qui gère le lieu grâce aux recettes du bar et des ventes sur place. Les salles sont gratuites et il y a une proximité avec les habitant.e.s du quartier.
  • On ne doit pas forcément définir une forme d’organisation précise mais construire ces espaces avec des projets et la possibilité d’y faire émerger de nouvelles choses.

La publicité :

  • Libérer les murs pour les artistes (comme à Londres, à Vitry….) en favorisant des espaces de street-art avec une logique promotionnelle. Sous la pression des publicitaires, on a fait la guerre contre les tags. Utiliser les espaces aujourd’hui emplis de pub comme des lieux d’information et de transmission comme les médias et les arts.
  • La première étape serait de réglementer de plus en plus les publicitaires avec des critères restrictifs (pub informatives plutôt que mensongères, limitée par rapport à la marchandisation du corps de la femme…) plutôt que d’interdire, pour ne pas couper tout un secteur de travail. La publicité est vraiment présente partout, dans tous les médiums, c’est devenu une habitude qui oriente inconsciemment nos comportements. Ensuite créer des espaces sans pub ou anti-pub car il y a un aspect manipulatoire (jeux sur les émotions, les comportements, but de confondre les besoins et envies). On imagine que l’on n’est pas affecté mais on ne choisit pas ce que l’on voit, il y a des messages subliminaux et un formatage (par ex, on croit que les sodas sucrés peuvent nous hydrater). L’indifférence est aussi renforcée, on devient passif face aux infos reçues : historiquement, la pub c’est de la propagande, la remplacer à long terme par des œuvres critiques.

Faites nous part de vos remarques, de vos idées de vos envies pour le monde de demain.

l’enregistrement complet de la discussion.

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