Atelier Debout Educ’pop « quelle société veut-on? » – 6 : les enfants (2)

Vendredi 16 septembre//200 mars à 18h.


Sur la place de la République, nous avons lancé le premier atelier éduc’pop à Debout éducation populaire. Cet atelier qui aura lieu à raison de 2 heures hebdomadaires vise à répondre de façon précise et développée à la question suivante : quelle société veut-on pour demain?
Avec chaque audio, nous vous proposerons un rassemblement écrit des propositions par catégories, que nous reprendrons avant chaque séance, et que vous pouvez commenter directement sur le site!

Plus nous serons nombreux/ses à participer, plus nos propositions et réflexions seront riches, et mieux nous saurons quelle société l’on souhaite construire, avant de savoir par quels moyens…

5ème séance de l’atelier prévue vendredi 23 septembre de 18 à 20h. On y discutera de l’éducation.


CR atelier éduc’pop du 16 septembre//200 mars 2016,

session 6 : « les enfants » (2)

Vous pouvez écouter un enregistrement audio de l’intégralité de l’atelier en bas de page et nous proposer vos idées en remplissant un petit formulaire de contact.


Lecture du CR de la semaine précédente à partir duquel on aborde les points un par un :

Proposer un nouveau système d’évaluation :

  • Prendre le niveau de l’enfant plutôt que son âge pour penser le passage en classe supérieure : revoir maternel/primaire/secondaire à partir des acquis et non plus de l’âge
  • Rester dans le jugement positif par rapport à ce qui est fait par les élèves
  • Dans toutes les matières, quand une nouvelle connaissance doit être évaluée, au lieu de faire une évaluation individuelle, faire un travail de groupe à partir des exercices où les élèves travaillent ensemble pour trouver les réponses, notent les questions qui demeurent à la fin, puis font un retour devant la classe.
  • Comprendre pourquoi on est évalué : parce que ça nous intéresse, pour développer des savoirs, communiquer avec les autres, penser par soi-même, créer des choses pratiques. On n’apprend pas pour obtenir un diplôme. Supprimer les diplômes jusqu’au BAC. C’est la méthode Condorcet élitiste qui a été adoptée jusque là
  • Classes multi-niveaux avec de l’entraide pour récupérer les informations et savoirs qui nous correspondent (pas seulement par les profs) ; plus que d’école et d’éducation, parler d’instruction
  • Formation des adultes : sécurité sociale professionnelle pour se former tout au long de la vie, pas seulement dans son domaine ni pour obtenir un diplôme, enrichissement personnel et curiosité
  • Inclure l’histoire des matières que l’on enseigne : pourquoi et dans quel contexte un savoir s’est constitué, qu’est ce qu’il a modifié… ?
  • L’éducation nationale reflète la confusion dans l’enseignement : mise en concurrence des élèves. Dans le contenu des enseignements : plus de philosophie, faire des heures où ce sont les élèves qui proposent des thèmes de travail. Enseigner le respect de l’autre, l’écoute de sa parole, le respect de soi aussi et l’engagement/responsabilité dans nos actes et nos paroles. Donner des infos réelles sur ce qui se passent (environnement, guerres, luttes sociales, enjeux politiques), comprendre le monde qui nous entoure : faire l’école qui forme à la vie et qui permette de penser et apprendre par soi-même (en faisant des recherches, aller trouver les infos et les analyser avec leur sources, développer la curiosité, le goût d’apprendre et de se cultiver, élargir son horizon…)

Plus d’activités pratiques et ludiques, moins de théorie abstraite, Freinet, Montessori, méthode Steiner, éducation finlandaise, Lycée Autogéré de Paris

  • Commencer par les bases : lire, écrire, compter
  • Expérience de la rue de Vitruve dans le XXème arrondissement de Paris : le directeur choisissait les enseignants qui voulaient travailler en commun et avec les élèves. Le choix du menu était fait le matin par les élèves et enseignants, et relier aux savoirs mathématiques, environnementaux, géographiques, historiques… École vivante dans la vie pratique : éducation au goût, chant et ouverture sur les arts. Expérience qui n’a pas durée car non rentable
  • Montessori : enseignants assis avec les élèves, création d’un mobilier adapté pour les petits
  • Freinet : instruction avec les arts aux forêts, sport… Les enfants choisissaient le thème et faisaient un dossier à plusieurs sur le thème qu’ils souhaitaient, puis exposé de leur travail et débat avec les autres élèves : curiosité, recherche, interaction et échange des savoirs.
  • Ancienne Université de Vincennes (cf enregistrement d’une interv éduc’pop)
  • École finlandaise : pas de notes, rythme scolaire moins fatiguant et qui respecte le rythme biologique de l’enfant, cours théoriques seulement le matin. Les écoles françaises ne sont pas du tout construites sur cet état d’esprit, mais bien plus sur un rapport autoritaire et vertical au savoir. En Finlande, solidarité et respect entre les élèves et entre les enseignants (qu’ils soient un modèle) : l’enseignant respecte les élèves et est ainsi respecté en retour, il n’a pas besoin d’autorité pour cela
  • Lycée Auto-géré de Paris : on s’adresse aux enseignants avec leur prénom et pas leur nom, question d’abord du désir avant celle du diplôme : les élèves peuvent monter un projet, on leur donne les moyens pour le réaliser. École en constante évolution puisque les règles sont redéfinies en permanence. Il existe une Réunion générale de gestion et des Groupes de Base toutes les semaines (seules activités obligatoires). La Réunion générale de gestion reprend les avis émis par les GB : on établit des règles ensemble et on les respecte. Pour le financement il y a des commissions budget, finances, cantine… Les projets comportent une interface avec le public et peut rapporter des financements. Les BAC blancs ont lieu sur ordi et sans enseignants pour surveiller : on travaille pour soi, prise de conscience de sa propre capacité d’agir et de ses limites. Grande diversité des personnes choisies avant et après les LAP : les élèves se créent eux-mêmes leurs limites, il n’y a pas de notes, le rapport entre les élèves n’a rien à voir avec les lycées classiques, pas de compétition, écoute et intérêt de l’autre.
  • Problème des programmes imposés. Décloisonner les enseignements, favoriser et échanger sur la diversité : déplacements territoriaux en France par des voyages scolaires au moins tous les deux ans (échange de familles d’accueil) dès le plus jeune âge pour découvrir les banlieues/campagnes/mer/montagne/grandes villes et les modes de vie qui y sont associés.
  • Logiciel libre dans l’apprentissage du numérique : pas seulement windows/google, apprendre le fonctionnement du numérique, ses risques et la critique des info disponibles comme pour les journaux/médias (télé, radio…), développer les logiciels FabLab (cf interv éduc’pop enregistrée)
  • Proposer des actions pour l’environnement au même titre que les sorties scolaires culturelles

Que le corps enseignant, élèves, cantine, famille, direction, aides ménagères etc participent de façon démocratique aux projets/programmes

  • Cultiver des jardins au sein de l’école, aller vers une quasi-autonomie alimentaire des cantines avec tous les personnes présentes dans l’école qui y participent (comprenant les familles). Manger ensemble et que ce soit les enfants qui proposent le menu de la semaine, en favorisant la diversité gustative/culturelle
  • Séances lors desquelles des enfants et leur famille racontent leur histoire, celle de leur quartier/pays pour favoriser la curiosité avec des témoignages sur l’éducation des enfants aussi en fonction des cultures.
  • Faire des groupes de travail sur l’éducation avec parents/enfants/enseignants. Dans la société idéale, les parents auront du temps libre ! dans les écoles, répartir les tâches dans des groupes démocratiques horizontaux (ex : programme, projets de sortie, cantine, financement, etc…) comme les commissions à ND !

Développer les imaginaires

  • Dans la création : les enfants écrivent des histoires et plutôt qu’elles soient recueillies et notées par l’enseignant, un autre élève la lit à voie haute pour que les imaginaires de chacun soient accessibles aux autres. Tout ça aussi pour les adultes, pour réapprendre le respect de soi et des autres, se connaitre et s’aimer, voyager dans son esprit et celui des autres, partager les réalités et modes de vie.
  • Ne pas limiter l’imagination des enfants avec des règles qui n’ont pas de sens, peur de sortir des sentiers-battus, formatage et norme. Rapport au vrai et au faux : prendre en compte les sensations qui permettent de se construire son environnement autant que les faits objectifs, chaque enfant recréer le monde en y venant, favoriser cette diversité de perception (individuelle et culturelle) et apprendre à le partager avec l’autre plutôt que d’imposer un tous pareils sans échange : par les jeux de rôles et d’invention. Tout cela autant à l’école que dans les familles et loisirs extra-scolaires. Ne pas limiter l’imagination au domaine artistique.
  • C’est la recherche du résultat qui bride l’imaginaire autant de la part des enseignants/parents/enfants : prendre le temps, ne plus penser en terme d’âge.

À vous!

Faites nous part de vos remarques, de vos idées de vos envies pour le monde de demain.

l’enregistrement complet de la discussion.

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