Atelier éduc’pop « quelle société veut-on? » (Partie 2) – 43 : l’écologie (2)

Dimanche 8 octobre 2017 à 15h


Sur la Place de la République, debout éducation populaire a rejoins la manifestation contre Europacity dans le triangle de Gonesse pour faire l’atelier hebdomadaire « quelle société veut-on? » session 44 sur l’écologie. Nous avons commencé la seconde partie : à partir des propositions concrètes récoltées, nous posons la question de comment y parvenir à partir d’aujourd’hui.

Nous avons lancé le premier atelier éduc’pop à Debout éducation populaire au mois d’aout 2016. Cet atelier qui a lieu à raison de 2 heures hebdomadaires vise à répondre de façon précise et développée à la question suivante : quelle société veut-on?
Avec chaque audio, nous vous proposerons un rassemblement écrit des propositions par catégories, que nous reprendrons avant chaque séance, et que vous pouvez commenter directement sur le site!

Plus nous serons nombreux/ses à participer, plus nos propositions et réflexions seront riches, et mieux nous saurons quelle société l’on souhaite construire, avant de savoir par quels moyens…

Et justement, c’est cette seconde partie « comment y arriver? » que nous avons commencé il y a 2 mois à partir des propositions récoltées lors de la première partie!

La 45ème séance de l’atelier est prévue dimanche 15 octobre de 15h à 17h Place de la République, nous terminerons le thème « l’écologie ».


CR Atelier éduc’pop session 44 « l’écologie» 2 (8/10/17)

Partie 2 : comment à partir d’aujourd’hui arriver aux propositions récoltées

Gestion de l’espace partagé

  • Interdire les projets sur les zones protégées, obligation plutôt de réaménager les espaces délaissés et les bâtiments inutilisés. Réquisition des logements vides et des bâtiments publics pour y faire des projets associatifs. Les terres agricoles ne devraient pas être propriété privée mais propriété sociale : biens essentiellement mis au service des besoins de la population qui pourraient être gérés par des collectivités locales. Les produits d’Yves Rocher sont en train de dévaster les forêts de Java et de Bornéo au nom de produits écologiques.
  • Le loup est une espèce protégée, sa réinsertion dans un espace peut réduire la surpopulation d’autres espèces, mais il est chassé par les locaux. Il faudra une réglementation et des informations très claires là-dessus. Cela produit toujours de la polémique de réinsérer des espèces (que ce soit des insectes, des prédateurs…) car on voudrait tout contrôler, résultat par exemple à Paris il n’y a plus de fourmis alors qu’elles sont indispensables pour les déchets vivants (carcasses d’animaux morts, etc). Dans la forêt amazonienne on continue d’exploiter la nature en essayant en même temps de replanter mais en cherchant à régler un problème créé par l’homme, on l’empire car cela est encore dans une visée d’exploitation. L’activité humaine est très dommageable à l’écologie, il faudrait étendre des réserves naturelles inaccessibles à l’homme. Par exemple à Tchernobyl la faune et la flore se sont largement développées même si c’est une zone radioactive car elle est interdite à l’homme. Nous devons arrêter d’essayer de réguler car cela est pire après.
  • Il y a de plus en plus d’humains et cela est en lien avec la disparition des autres espèces (guépards, tigres, éléphants), il faudrait arrêter la prédation plutôt que de faire de la réinsertion. L’animal est aussi une grande source de pollution, d’autant plus avec l’élevage intensif qui d’ailleurs produit bcp trop de viande, de déchets… On pourrait prévoir en avance exactement de quoi l’on a besoin au niveau alimentaire et arrêter le gaspillage du vivant, pour l’agriculture en faire le plus soi-même et ne plus commercialiser aussi librement ce qui est d’origine animale, en commençant par refuser de les acheter dans la grande distribution.
  • On a eu un rapport d’hostilité, instrumental puis actuellement affectif aux animaux (animaux de compagnie) : il serait temps d’avoir un rapport de respect du vivant qui le laisserait évoluer librement. Le problème de la surpopulation de sangliers ou de chevreuils existe car nous avons tué les autres prédateurs que l’homme. C’est comme dans l’économie, on agit à chaque fois qu’il y a une crise mais on ne laisse pas le système se renouveler de lui-même et en agissant ainsi on provoque les crises à répétition en faisant continuer le dysfonctionnement. Si on laisse la surpopulation se faire, des prédateurs vont revenir, mais l’homme risquerait alors de se faire déborder.
  • Limiter le nombre de biens et de propriétés par personne : à partir d’un certain niveau tout devrait être redistribué. Il y a actuellement un grand mépris par rapport à ceux/celles qui n’ont pas de pouvoir d’achat, c’est parce qu’il y a bcp de pauvres que la planète suffit encore à nourrir la population. Si on ne pense pas au bien-être des hommes, comment peut-on penser au bien-être des animaux. Il y a des éléments culturels (tels que la religion) qui donnent un autre rapport aux animaux (ex divin, sacré), tout comme le rapport à l’étranger. Ce qui choque dans la notion de régulation des naissances c’est qui décide pour qui. En développant un bien vivre ensemble il n’y aurait pas besoin de réguler les dépenses, s’il y a moins de misère cela se fera tout seul. Les dérèglements climatiques imposent déjà des zones qui ne seront plus habitables.
  • On pense tout actuellement en terme d’utilité donc sans respect du vivant. Se pose la question de la place que l’homme se donne comme justicier du monde et de la place qu’il laisse au reste, pensant faire mieux que la nature, en fait il n’agit que sur les lieux où il a quelque chose à prendre ou à contrôler pour son profit. « l’homme est la nature qui prend conscience d’elle-même ». Tout pourrait fonctionner sans l’homme, sa présence prétend donner un sens en dirigeant les choses. On n’a pas de moyens naturels pour lutter contre les prédateurs, d’où on a développé tous ces moyens techniques qui nous ont rendu maitres. On rejette actuellement du mercure en Amazonie pour obtenir de l’or (pour la margarine, les produits de beauté, les lubrifiants). La permaculture est un mode de prouction non reconnu légalement.

 

Agriculture locale :

  • Le système économique fonctionne mieux avec une multitude d’espèces : comment stopper les monocultures ? Permettre l’accès pour chacun à des parcelles de permaculture. Pour arrêter les monopoles, il suffirait de ne plus avoir besoin de leurs produits, le problème de l’autonomie alimentaire est qu’actuellement on ne peut pas légalement occuper les terres. C’est la SAFER qui gère les terres agricoles en France, or la spéculation permet de détourner cet organisme et retire les terres aux agriculteurs français. Il est nécessaire de mettre du judiciaire là-dedans : il y a aussi le blocage des banques car l’investissement des terres agricoles est bcp plus coûteux depuis cette spéculation donc cela n’est plus accessible qu’aux monopoles déjà existants. A Mayotte il y a un problème d’eau potable à cause de la surpopulation, du coup ils ont replanté des arbres et une agriculture diversifiée, ils se retrouvent avec une autonomie alimentaire qu’ils n’avaient pas avec la monoculture. Des parcelles sont prises dans les marchés financiers, même des villages entiers : il faut sortir les terres du marché, comme toutes les matières vivantes. Aussi recréer une communication entre villages pour que tout ce qui est délaissé puisse êre investi au niveau local, favoriser les bulles d’échanges pour monter des projets.
  • Ex vidéo de Jean Michel Cornu, aussi des livres : « intoxication », « plaisirs cuisinés ou poisons cachés »
  • La permaculture c’est aussi de l’éducation et de la sensibilisation aux savoirs agricoles. Il y a des projets d’éducation et d’agriculture comprenant la transmission intergénérationnelle qui permettent de changer une région (connecter la mairie aux enseignants, scientifiques, commerçants et agriculteurs).
  • Il faut mettre les valeurs nutritives des aliments et leur traçabilité sur les publicités, qu’elles soient informatives et que l’on ait à côté la possibilité de mettre des annonces, informations par rapport à ce qui se passe, ce qui se créé. En ville, ne pas limiter les « espaces verts » pour décorer , mais s’approprier un peut partout ces zones non bitumées, et enlever le béton où c’est possible, végétaliser les toits d’immeubles, de même avec tous les espaces délaissés (ex des jardins partagés à la place des rails désaffectés, ça pourrait relier les communes entre elles). Or pour le moment cela est très réglementé : il faut un permis de végétaliser et un panneau indicatif.

 

 

 


 

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