Atelier éduc’pop « comment arriver à la société qu’on veut?  » session 34 : les enfants et l’éducation (1)

Dimanche 18 juin /  475 mars  à 15h.


Sur la Place de la République, la 33ème session de notre atelier educ’pop a eu lieu. Nous avons commencé la seconde partie : à partir des propositions concrètes récoltées, nous posons la question de comment y parvenir à partir d’aujourd’hui.
Cette fois, nous avons parlé des droits locaux et coutumiers.

Sur la place de la République, nous avons lancé le premier atelier éduc’pop à Debout éducation populaire au mois d’aout. Cet atelier qui a lieu à raison de 2 heures hebdomadaires vise à répondre de façon précise et développée à la question suivante : quelle société veut-on?
Avec chaque audio, nous vous proposerons un rassemblement écrit des propositions par catégories, que nous reprendrons avant chaque séance, et que vous pouvez commenter directement sur le site!

Plus nous serons nombreux/ses à participer, plus nos propositions et réflexions seront riches, et mieux nous saurons quelle société l’on souhaite construire, avant de savoir par quels moyens…

La 34ème séance de l’atelier est prévue dimanche 24 juin de 15h à 17h, nous continuerons sur le thème « les enfants et l’éducation ».


18/06//17 : Atelier educ’pop « quelle société veut-on ? »

Partie 2 « à partir de la société que l’on a défini : comment fait-on pour y arriver ? »

Thème 2 : Les enfants

Proposition 1. « changer le système d’évaluation »

  • Classes par niveaux et non par années : 1 an où l’on essaie plusieurs activités. Le risque avec les classes par niveaux est que se créé une élite séparée : faut-il une évaluation pour être sûr que tous les enfants aient un socle commun ? Les connaissances de base peuvent être mêlées aux autres apprentissages sans évaluation, on retire la notion même de niveau, le système d’évaluation c’est un contrôle social. L’entraide fera partie de l’éducation, beaucoup de travail en groupe sans que cela bloque la créativité individuelle. Pas de nécessité d’apprendre les bases très tôt (des écoles aux États Unis non obligatoires laissent la possibilité à l’enfant d’acquérir les apprentissages dans l’ordre qu’il souhaite) : « l’école c’est le quartier/village », les compétences peuvent ne venir qu’après les échanges de savoir (appropriation et découverte plus que par-coeur).
  • Cela va engager de grosses résistances car la question est d’emblée politique.

Proposition 2. « Modifier le rapport à l’autorité »

  • Les écoles pourraient être des lieux ouverts, de libre circulation, chacun/chacune pourrait proposer un contenu dans une salle, et cela serait programmé en amont avec aussi des espaces de contenus libres ou spontanés. Dans un premier temps, on met ce système en place seulement l’après-midi, et le matin on conserve les cours classiques. Les parents participeront avec les enfants aux projets scolaires : pour cela le temps de travail adulte doit comprendre un temps réservé au projet éducatif. Comment mettre en place des prises de décisions horizontales ? Ce pourrait être des Assemblées Générales lors desquelles est co-construit le programme de l’année. Dans un second temps, on pourra laisser de côté la notion de programme (comme celle d’évaluation) avec un système ouvert.
  • Changer l’éducation c’est déjà changer la société : dans la formation des enseignants il y aura une vraie culture éducative en prenant connaissance des types d’enseignement existants pour que chacun.e puisse en tirer le meilleur en fonction de sa créativité.
  • Favoriser l’auto-financement dans ces établissements pour apprendre l’auto-gestion et la responsabilité (cf Lycée auto-géré). Résoudre les problèmes de la vie avec créativité et esprit critique, de quelle façon on est capable de mettre en  place les changements plutôt que d’attendre qu’un « responsable » le fasse pour nous. Transmettre des savoirs c’est déjà un engagement et une responsabilité.

Proposition 3. Décloisonner les savoirs :

  • On pourrait occuper certaines salles dans les universités pour que ceux/celles qui ne peuvent pas s’inscrire (pas de moyens ou pas le BAC) puissent accéder à des cours et en proposer. De même dans des lieux alternatifs tels que les places publiques, cafés, bibliothèques, théâtres… Si on occupe des lieux, c’est avec un projet, en circulation avec les lieux alternatifs.
  • Il faut d’abord une communication et une éducation partagée entre les adultes (les résistances viendront d’eux, pas des enfants) pour qu’il y ait un nombre suffisant de personnes qui s’engagent dans cette nouvelle éducation et se mobilise pour. Communiquer sur ce que ça ouvre et tous les enjeux que ça recouvre, montrer que c’est possible : coupler expérience pratique sur le terrain (ex : par les lieux occupés) et une vraie critique théorique de l’éducation, une vision idéologique. Pour mobiliser le nombre, commencer par de petites actions qui seront réussies. Développer une analyse qui soit convaincante, évidente (arguments forts et formules simples qui parlent aux gens et concerne leur quotidien) : se servir des codes existants pour pouvoir s’en passer avec une démarche inclusive et ciblée.
  • Remettre en place la formation partagée dans les entreprises (ce que faisait l’éducation populaire avec les syndicats), cela est financé dans le salaire socialisé : ce doit être décidé par l’employé, pas l’employeur. Voir le livre de Pascal Ponce : le Mépris de Classe.

 

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