Atelier « quelle société veut-on? » 53 Partie II : Thème « Paix et Solidarité internationale » (2)

Dimanche 21 janvier 2018 à 14h


Sur la Place de la République, debout éducation populaire a repris ses quartiers, en cette nouvelle année, pour faire l’atelier hebdomadaire « quelle société veut-on? » session 53 sur la paix et la solidarité internationale. Nous avons commencé depuis juillet 2017 la seconde partie : à partir des propositions concrètes récoltées, nous posons la question de comment y parvenir à partir d’aujourd’hui.

Nous avons lancé le premier atelier éduc’pop à Debout éducation populaire au mois d’aout 2016. Cet atelier qui a lieu à raison de 2 heures hebdomadaires vise à répondre de façon précise et développée à la question suivante : quelle société veut-on?
Avec chaque audio, nous vous proposerons un rassemblement écrit des propositions par catégories, que nous reprendrons avant chaque séance, et que vous pouvez commenter directement sur le site!

Plus nous serons nombreux/ses à participer, plus nos propositions et réflexions seront riches, et mieux nous saurons quelle société l’on souhaite construire, avant de savoir par quels moyens…

Et justement, c’est cette seconde partie « comment y arriver? » que nous avons commencée en juillet à partir des propositions récoltées lors de la première partie!

La 54ème séance de l’atelier est prévue dimanche 28 janvier de 14h à 16h Place de la République, nous continuerons le thème « paix et solidarité internationale ».


 

Compte-rendu de l’atelier educ’ pop 53 , partie II,

thème « Paix et Solidarité Internationales » 21/01/2018

  • Les frontières physiques  :

Il faut supprimer les frontières des pays sur le terrain ( infrastructure, garde frontière , la douane ?) ainsi que sur les cartes. Les murs qui séparent des pays ou territoires, en constante augmentation depuis la chute de celui de Berlin, devront être démontés. Ceux en cours de construction comme celui entre les USA et le Mexique devront être arrêtés. Ils ne servent à rien, la muraille de Chine n’a pas évité les invasions. Il y a eu toujours des personnes, comme les contrebandiers, tout au long de l’histoire pour les contourner. Elles ne servent qu’à contrôler les peuples qui y vivent, à contrôler leur parole, leur liberté de circuler. Cette mesure pourrait permettre à des peuples qui parlent la même langue de pouvoir se retrouver alors qu’ils sont actuellement séparés. On mettrait aussi fin à des conflits sans fin comme pour la Belgique.

L’abolition des frontières permettrait notamment en France de supprimer cette loi injuste sanctionnant les personnes qui aident/hébergent les migrants, qui ne seront plus des migrants de toute façon. On pourra enfin sonner le glas de toutes ces politiques d’immigration infructueuses voir stopper encore une fois des conflits ancestraux ( colonisation, guerres… ).

Comme nous l’avons entendu avec ce qui sert de président des USA actuellement, il faut mettre fin à la sélection des personnes qui rentrent sur un territoire. Cette soi-disant sélection est discriminante et accentue les inégalités. Le métier ou le savoir possédé ne doit plus être un facteur pour entrer. Bien entendu, encore moins la couleur de peau ou le territoire d’où l’on vient. Un Suédois ne doit pas être meilleur qu’un Africain…

Les visas doivent être rendus caducs car ils sont actuellement discriminants. Afin de vivre en harmonie, il faut les mêmes « règles » de liberté de déplacement pour tou.te.s.

Rousseau a dit qu’on ne peut posséder la liberté mais en même temps le fait de ne pas avoir de frontière n’implique-t-il pas de céder sa liberté ? Cette question reste en suspens…

  • Frontières commerciales :

Pour le commerce les frontières n’existent plus depuis bien longtemps. Du coup il faudrait s’entendre sur ce qu’on fait des zones dites tampons pour lesquelles depuis des millénaires des personnes s’entretuent (zone de richesse au sol comme le pétrole, le canal de Suez, la Méditerranée…) Ces zones pourraient être déclarées d’utilité publique et ne devraient appartenir à personne.

Il faut également que les terres reviennent à la population locale et notamment leur richesse. Un soi-disant pays pauvre peut être en fait très riche en ressources sauf que celles-ci sont exploitées par d’autres pays comme la Chine, la France… Au contraire les territoires les moins bien lotis par exemple en eau, devront pouvoir s‘appuyer sur ceux qui en ont. Ces échanges ne doivent pas engranger un rapport de domination. Une réelle solidarité internationale devra se faire, plus de façon militaire mais au niveau des besoins primaires. Celle-ci ne sera plus forcément donnée par les pays dits riches actuels. Il faut casser le mythe de l’occident, des États-Unis ou de la Chine. Si un pays/territoire veut aider et qu’en parallèle celui qui en a besoin est d’accord, personne ne pourra l’en empêcher. Cela permettrait d’endiguer des situations d’urgences vitales ou de stopper une catastrophe humanitaire.

  • Barrières mentales :

Les premières frontières/barrières à enlever sont celles que nous avons en chacun de nous. Celles que nous avons dans la tête au quotidien. C’est un travail à la fois individuel et collectif à faire sur soi-même. Celui-ci passe par l’éducation, notre façon de vivre. Il ne faudra plus tout séparer mais construire ensemble.

Il faut arrêter d’avoir peur de tout, voire de rien. Les politiques, les discours basés sur la peur des gens doivent ne plus avoir autant d’importance. Personne ne peut empêcher les gens d’avoir peur mais on peut collectivement, avec une sorte de bien vivre ensemble, réunir tellement de personnes que ça nous fasse oublier qu’on a peur. La peur est aussi entretenue par les médias plus tous ceux qui en font du profit (marchands d’armes…). Paradoxalement le monde est de moins en moins violent. En France nous sommes l’un des pays où nous sommes le plus en sécurité. En Libye c’était tous les jours qu’ils y avaient des attentats, le nombre de victimes est beaucoup plus important. Le but n’est pas de comparer l’incomparable. C’est montrer qu’en enlevant un peu de peur aux gens, il y aurait moins de raisons de se retourner vers les extrêmes quelles qu’elles soient. Par contre, cette baisse de violence est peut-être la conséquence de politique sécuritaire. En même temps si on n’essaye pas on ne saura jamais.

Il n’y aura plus d’étranger, nous serons tous des étrangers (Starmania) et de toute façon qui que tu sois, nous sommes bien plus proche qu’étranger. La question de l’identité nationale ou bien de la préférence nationale ne se posera plus.

La paix doit être promue, les citoyens doivent l’exprimer haut et fort s’emparant de toutes les questions qu’elle génère. Comme le dit Kant, l’état ne peut pas s’ingérer dans un autre état, faudra-t-il dans ce cas tendre vers une paix universelle ?

  • Les autres frontières :

Deux théories sont énoncées, la première de Darwin, dite du décisionisme. Elle se résume à : c’est comme ça. Elle découle de cette notion de prise de terre sur laquelle on met une haie autour, sorte de frontière. La deuxième moins crédible est dite normative, les frontières se font selon des normes hypothétiques.

Ces anciennes frontières , par exemple la muraille d’un château fort, pourraient être transformées comme des lieux ouverts alors qu’ils ont été construit pour se protéger et se défendre. Que tous les anciens châteaux forts deviennent des lieux de vie ! On peut prendre exemple sur Berlin avec l’aéroport Tempelhof qui est devenu un parc urbain géant. Il faudra aussi dans un périmètre plus restreint enlever les digicodes. Comme au Canada où dans certains endroits les portes ne sont fermées à clef, on se fait confiance. A l’instar des squats, un minimum d’intimité doit être respecté pour celles et ceux qui le souhaitent mais l’intelligence collective et le « bon sens » devrait permettre de réguler tout cela.

Pour les animaux il n’y aura plus de réserve « naturelle », le monde entier sera une réserve.

  • Les frontières religieuses :

Au moyen âge la papauté jouait un rôle d’arbitre avec toutes les guerres, tous les morts que l’on connaît. Avec l’avènement des états nations, elle a progressivement perdu ce rôle au profit de la SDN et de l’ONU. Ces institutions ont échoué dans ce rôle faute d’autorité spirituelle. Il faudrait peut-être créer un concordat universel avec toutes les religions présentes afin de maintenir un équilibre et la paix entre toutes les religions. Les castes ne doivent pas être oubliées et doivent disparaître.

  • Sommes-nous trop nombreux sur terre ? :

Pour certains, nous sommes trop nombreux sur terre. Nous allons droit à la destruction de notre planète. On ne pourra pas nourrir, gérer les déchets etc… de tout le monde. Pour d’autres, entre tout le gaspillage alimentaire, la façon de mieux consommer autrement, il est possible de nourrir l’ensemble de la population mondiale. Est-ce donc un faux problème au final, la question n’est pas tranchée ?


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