Atelier éduc’pop 23 « quelle société veut-on? » La santé (2)

Dimanche 19 février // 356 mars à 15h.


Sur la place de la République, debout éducation populaire a tenu la 23ème session de son atelier « quelle société veut-on? » portant sur la santé (bis).
Nous avons traité et fait des propositions sur les médecines parallèles, la sécurité sociale, le partage des connaissances médicales, le rapport entre santé et maladie  : audio à écouter!

Cet atelier qui a lieu à raison de 2 heures hebdomadaires vise à répondre de façon précise et développée à la question suivante : quelle société veut-on?
Avec chaque audio, nous vous proposerons un rassemblement écrit des propositions par catégories, que nous reprendrons avant chaque séance, et que vous pouvez commenter directement sur le site!

Plus nous serons nombreux/ses à participer, plus nos propositions et réflexions seront riches, et mieux nous saurons quelle société l’on souhaite construire, avant de savoir par quels moyens…

La 24ème séance de l’atelier est prévue dimanche 26 février de 14h à 16h sur la santé.


CR Atelier éduc’pop session 23 : « La Santé » (2)

Vous pouvez écouter un enregistrement audio de l’intégralité de l’atelier en bas de page et nous proposer vos idées en remplissant un petit formulaire de contact

 

  • Transhumanisme : toute une idéologie vise à se passer de la mort, de la souffrance, voir su ressenti pour augmenter ses capacités productives. Quel risque y-a-t-il à laisser totalement de côté son corps pour le rendre mécanique et dans un contrôle total ?

 

  • Accompagner la douleur est différent de la faire disparaitre, on peut aider des malades avec la sophrologie en ramenant la personne vers des souvenirs agréables sans se couper de l’expérience : l’organisme est une unité corps-esprit, on s’adresse à l’ensemble de la personne, on ne la considère pas comme porteuse d’une maladie extérieure mais comme une personne qui souffre, et dont la souffrance peut être atténuée dans le rapport aux autres. Trouver un sens par rapport à ce qui se passe dans notre corps ; quand on est mal, rien ne permet d’accéder à la guérison.

 

  • La tendance suicidaire est produite dans la répétition d’un isolement sans réception de la part de l’autre. Il suffit d’un élément en trop, un déclic, pour provoquer le passage à l’acte. Quand on est déprimé, on a besoin qu’on accueille leur souffrance, ce qui peut être pénible car on veut se débarrasser de la souffrance de l’autre qui fait écho en nous. On cherche à ce que l’autre réagisse en sortant de son ressenti, mais pour que cela soit possible, il faut d’abord être terre d’accueil pour avoir une possibilité d’action. Il y a là aussi la peur de l’autre.

 

  • Il faudrait demander aux médecins de quelle façon ils peuvent apporter quelque chose à la société idéale pour se réorganiser au mieux. Toutes les techniques de détente permettent de meilleures conditions de vie et pourtant ne sont pas prises en compte dans la santé (et dans les remboursements). Elles ne sont pas considérées comme médicales alors qu’elles ont une fonction préventive et réparative essentielle. De même, on interdit le cannabis en France parce que l’on produit beaucoup de morphine et que cela enrichit les labos pharmaceutiques. Tout l’argent du narcotrafic est directement réinvesti dans les banques qui dirigent l’Etat.

 

  • Le travail de nuit atteint la santé car il perturbe le rythme habituel, c’est encore l’impact de la dimension économique sur le cycle écologique. Le travail imposé et compétitif nous rend malade parce qu’on nous demande des choses impossibles.

 

  • Le sida dans la société idéale sera compris dans un travail contre la peur de l’autre car il existe la capote pour se protéger tout en restant en contact avec l’autre. Que ce soit accessible à tout.te.s, ainsi la préservation de le vie ne sera pas une prise de risque, mais la possibilité de rencontres qui nous ouvrent. Dans la société que l’on veut, le sexe ne sera plus pensé comme un risque mais comme un moyen de se soigner, de se faire du bien, de partager avec les autres.

 

  • La sexualité des handicapés est souvent perçue comme monstrueuse, parce que notre rapport à la sexualité est normé. On a un accès à la sexualité sans filtres via les réseaux virtuels, ce qui est en opposition avec le tabou de la société qui laisse cette question là à l’éducation sexuelle, alors que ça devrait être un sujet habituel. Apprendre à découvrir sa sexualité et son corps sans tabou c’est dès l’enfance où se développe une culpabilité. On a très longtemps nié la sexualité des enfants, ce qui produit tout un mécanisme de rejet et de dégradation du corps, alors que la découverte sexuelle infantile étayée par la bienveillance de l’adulte permettra aux enfants d’être mieux informé sur comment se protéger tout en se faisant plaisir. Les interdits moraux restent très forts dans notre société, couplés à une logique de compétition phallique et de performance sexuelle où le corps est objet de consommation.

 

  • L’hygiène devrait être perçue comme le traitement des déchets plus que comme une purification : penser les déchets de son propre corps comme une richesse plus que comme une saleté. Ça fait partie de la réparation de soi, on devrait boycotter les enseignes qui nous poussent à consommer contre notre bien-être.

 

  • Chacun est responsable de sa santé, en même temps il y a un impact de la société sur la santé. La responsabilité de l’individu est actuellement le moyen trouvé pour se passer d’une remise en cause de la société. En fonction des épreuves de vie de chacun.e, on peut essayer de gommer sa souffrance par des toxiques. Si je ne m’occupe pas de la santé des autres, cela affaibli la multitude des forces sociales et déstabilise l’ensemble. En prenant soin des autres, on prend soin de soi, tout est en lien, ce qui nous entoure comme ce qui est à l’intérieur. De voir des personnes qui souffrent, ça apprend à se soigner soi-même et ses proches, ça fait écho en soi et ça se déploie. L’individualisme n’est pas contradictoire avec l’organisation sociale, la solidarité est compatible avec la liberté individuelle radicale, le tout est de lutter contre le conformisme du bien-être et du bien-penser, être un individu c’est penser par soi-même, et cela n’est pas de l’égoisme. C’est le clergé plus que la religion qui nous a rendus individualistes et en compétition les uns avec les autres. Il faut savoir dire non au système qui nous pousse à se mettre en violence avec l’autre par la puissance du conformisme qui nous empêche de penser, d’avoir confiance en son propre ressenti et de pouvoir l’exprimer.

 

  • On confond empathie et responsabilité, accueillir la souffrance de l’autre peut être la répéter si l’on est dans un rapport où la douleur de l’autre nous rassure sur notre propre vie. Si l’on considère que cette douleur est ce qui maintient l’autre en vie, alors on peut poser qu’il y a un plaisir victimisant dans cette souffrance, mais cela n’est pas accessible à tout le monde, car l’auto-destruction peut être le seul moyen trouvé pour se sentir en vie, que ce soit sous la forme de sentir son corps douloureux ou être reconnu dans sa plainte. Pour qu’un soignant s’occupe bien du soigné, il faut qu’il soit en bonne santé et qu’il est des conditions de travail qui lui permette de trouver un espace de dialogue et de réconfort. Cela ne peut exister que si l’écoute et le contact à l’autre est maintenu pas toujours dans l’urgence.

 

  • La santé concerne le bien-être physique et psychique, pour que ce soit possible, il faut prendre en compte les facteurs de l’hygiène, des modes de vie, de l’alimentation, de l’environnement : cela pose des problèmes de liberté individuelle quand on pense l’hygiénisme comme une nécessité sociale. A développer

Faites nous part de vos remarques, de vos idées de vos envies pour le monde de demain.

l’enregistrement complet de la discussion.

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